Dossier de presse des manifestations Paysages-in-situ

Expositions du 19 septembre 2015 au 18 janvier 2016 : musée de Grenoble & musée Hébert :

Paysages-in-situ propose de choisir une oeuvre parmi 300 peintures et photographies de paysages de l’Isère issues des collections du Musée de Grenoble, du musée Hébert de La Tronche, du musée dauphinois, du musée de l'Ancien Evéché,  du musée Mainssieux de Voiron, du musée Matheysin et de la bibliothèque d’études de Grenoble. Il consiste à retrouver la position exacte où se tenait l’artiste lorsqu’il a peint ou photographié ce paysage, et vous invite à réaliser à partir de ce point de vue une réplique en photographie, ou en dessin, ou avec un logiciel de cartographie numérique comme Street view.

Les premières interprétations sont exposées à l’occasion des Journées du Patrimoine du 19 septembre 2015 au 18 janvier 2016 au Musée de Grenoble et au musée Hébert de La Tronche. Deux expositions sont programmées en 2016,  au musée Mainssieux de Voiron et au musée Matheysin de La Mure.

Ces expositions évoluent au fil des jours en intégrant les nouvelles répliques composées durant ces six semaines de présentation publique. Car ce jeu reste ouvert à tous, sans date limite de péremption.Les joueurs, qu’ils soient habitants ou touristes, peuvent choisir de nouvelles oeuvres, puis en rechercher la localisation, puis en inventer une réplique, aussi longtemps qu’ils le souhaitent.

Paysages-in-situ tente d’aiguiser notre attention individuelle portée au paysage, et de raffiner nos perceptions collectives en les échangeant, en comparant celles des uns avec celles des autres – marcheurs infatigables ou contemplatifs postés à la fenêtre, habitants de longue date ou touristes de passage, natifs d’ici ou héritiers d’autres paysages, cueilleurs de champignon ou photographes… Il s’agit, en quelque sorte, de contribuer par le jeu à rendre chacun d’entre nous virtuose en paysage.

Paysages-in-situ est une invitation : invitation à découvrir, observer et comparer les oeuvres conservées dans les musées de la région grenobloise, puis à les localiser en allant vérifier dans le paysage réel l’emplacement où se tenait l’artiste, il y a 150 ans, alors que tout a changé dans cet environnement et que le peintre avait sans doute déjà trié et composé à l’époque entre le beau et le laid, le lumineux et le clair-obscur, le fragile et le grotesque.

Ces expositions ne sont qu’une étape et le jeu sortira ensuite des musées pour investir l’espace public : à l’automne 2016 chacun pourra venir s’asseoir sur un banc implanté très précisément grâce à la qualité des localisations issues du processuscollaboratif, et pourra consulter sur sa tablette ou sur son téléphone toutes les informations disponibles sur cette oeuvre etdécouvrir les répliques inventées par les participants. 

Ce sont donc des bancs relationnels qui seront installés grâce à paysages-in-situ : relation entre soi et le paysage, relation entre soi et un auteur ayant pratiqué ce même territoire un siècle avant nous, relation entre soi et les auteurs de répliques contemporaines. Paysages-in-situ anticipe ainsi une nouvelle approche territoriale, plus attentive aux usagers, plus soucieuse de notre qualité de vie et de la qualité de notre milieu de vie.

Journée d'étude et d'échange :

A l’occasion de paysages-in-situ, une journée d’étude et d’échange est organisée avec plusieurs universités de Grenoble. Intitulée Quatre siècles de paysages numériques ? le mercredi 21 octobre 2015 au Musée de Grenoble, de 10h à 17h, en présence de : François Jullien (philosophe et sinologue), Guy Tosatto (directeur et conservateur en chef au Musée de Grenoble), Laurence Huault-Nesme (historienne de l’art, directrice du Musée Hébert), Jean Guibal (directeur et conservateur en chef au Musée Dauphinois), Daniel Bougnoux (philosophe), Michael Jakob (historien et théoricien du paysage), Maryvonne Arnaud (artiste), Philippe Marin (designer numérique, docteur en science de l’architecture), Joël Candau (anthropologue), Guillaume Monsaingeon (philosophe), Alain Faure (politiste), Henry Torgue (sociologue, compositeur), Luc Gwiazdzinski (géographe, directeur de l’Institut de Géographie Alpine), Philippe Mouillon (artiste)...

Animée par Chloë Vidal (philosophe et géographe), cette journée se propose de renouveler notre regard sur le paysage, et de se demander "Ce qui a fait paysage à l’heure de la vie numérique ".

François Jullien amplifie cette journée de séminaire avec une conférence à 20 h 30 à l’auditorium du musée de Grenoble autour de son livre Vivre de paysage animée par Daniel Bougnoux.

En préambule à ce séminaire, le mardi 20 octobre 2015, le cinéma Le Méliès de Grenoble, présente en avant-première le dernier film de Patricio Guzman, Le bouton de Nacre. La séance, introduite par Bruno Thivillier, directeur du cinéma Le Méliès, est suivie d’une conversation entre le réalisateur, Patricio Guzman, Yves Citton (professeur de littérature à l’Université Grenoble-Alpes) et Philippe Mouillon auteur du jeu Paysage-in-situ (Laboratoire).

Inscription gratuite mais vivement conseillée car les places sont restreintes à :
contact@lelaboratoire.net
ou au 04 76 51 32 72

Journées de formation à la lecture de paysage

A l’occasion de paysages-in-situ, deux journées de formation à la lecture de paysage sont organisées pour les enseignants dupremier et du second degré, le Mercredi 14 octobre au musée Hébert (Lecture du paysage en plein air puis approche de l’histoire des paysages dans l’art et de l’évolution du regard artistique sur le paysage de la camera obscura au smartphone), et le Mercredi 25 novembre 2015 à Saint Egrève, face au paysage peint par Jean Achard en 1844, ainsi qu’au musée de Grenoble (atelier de pratique d’outils numériques de géolocalisation et de représentation territoriale comme outillage contemporain de la spatialité). 

Durant toute l’année scolaire, des élèves du primaire sont engagés dans paysages-in-situ dans le cadre d’une action pédagogique partenariale avec le musée Hébert, le musée Mainssieux de Voiron et le musée Matheysin. Ce projet, soutenu par l’Education Nationale, a comme ambition d’affiner le regard des enfants sur leur environnement, à porter à leur connaissance des oeuvres de leur patrimoine culturel proche et à les inscrire dans une démarche artistique.

Plus de renseignements en contactant

Eve Feugier
Conseillère pédagogique départementale en arts visuels
Direction des Services Départementaux de l’Education Nationale de l’Isère
eve.feugier@ac-grenoble.fr

Isabelle Nicoladzé 
Conseillère DAAC pour le patrimoine et l’architecture
Délégation Académique Arts et Culture
isabelle.nicoladze@ac-grenoble.fr

 

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